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Ne jamais parler de l'artiste

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Est-ce que la biographie de l'artiste marginal devrait compter pour quelque chose?

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Dès que le grand marché a commencé à s’emparer de l’art marginal, on n’arrete plus de lire et d’entendre, un peu partout et même dans les milieux qui sont censés le défendre, que cet art n’existe pas vraiment, que ce n’est que de l’art tout court et que, du coup, il ne faut pas l’approcher différement. Comment  peut-on prétendre d’avoir un art hors-les-normes puisqu’il n’y a pas vraiment de normes? disent-ils.  Ca, c’est bien logique, mais cela voudrait dire plutôt l’invers, que c’est l’art "académique" qui n’existe plus. Mais il y a 50 ou 70 ans, quand Dubuffet et Bourbonnais ont établi leurs collections et leur pensée, il y avait bel et bien des normes et des façons orthodoxes de faire dans l’art. Cette attitude fait un peu penser aux petits enfants qui ferment les yeux et qui pensent que – puisqu’ils ne voient rien – il n’y a rien à voir.
Poursuivant leur idée jusqu’à la conséquence ultime, les contestataires insistent que puisqu’il n’y a pas de l’art hors-les-normes, il ne peut y avoir des  artistes hors-les-normes nonplus. Que du coup, il faudrait parler de ces artistes  comme de tous les autres. C’est à dire pas du tout. Ne jamais toucher mot sur la biographie de l’artiste. La laisser hors d’affaire, complètement, si possible. Ne juger que l’oeuvre. Si elle est bonne ou mauvaise, on le saura même si on ne sait rien du tout de celui qui l’a créée! Ah, toujours cette obsession de la critique et de la pensée "contemporaine" sur l’art que de décreter ce qui est bon et ce qui est mauvais, comme si elle le savait. Cette idée chère aux fénoménologues et très juste, par ailleurs, que l’oeuvre d’art n’est pas un objet en soi, mais quelque chose qui se passe quand le regard de celui qui observe touche l’artefact. Que l’oeuvre d’art n’est pas une chose, mais un fénoméne intérieur, une alchimie de l’esprit. Et que, par consequent, les deux éléments de cette réaction sont le spectateur et l’oeuvre. L’artiste est accidental.
Soit. Sauf que les choses ne se passent pas tout-à-fait comme ça, dans la vraie vie et surtout pas dans l’art marginal. Dans la vraie vie, on ne paye pas 58,4 millions de dollars  pour un des "balloon dogs" de Jeff Koons parce que c’est bon. Mais parce que c’est du Jeff Koons.  C’est l’auter qui compte, non pas l’oeuvre.
Et dans l’art marginal cette proposition ne tient pas la route tout simplement parce que le but du jeu dans l’art marginal n’est pas le beau et certainement pas le concept – on peut bien sur retrouver des concepts dans l’art marginal, tout aussi bien qu’on peut retrouver des idées philosphiques dans un poème d’amour, le sujet n’est pas là. Le but du jeu dans l’art marginal c’est l’émotion. Dans l’art marginal, si c’est bon, ça parle (ne venez pas nous dire que les chiens de Koons parlent aussi, ça pourrait donner envie de mordre). Et quand ça parle, ça parle de l’artiste. Et non de la façon détournée que proposent les approches sociologiques ou psychanalitiques de l’art, mais de façon directe et immédiate. C’est à cette histoire de l’artiste qu’on se connecte quand on regarde les fusils d’André Robillard ou les idyles romantiques d’Aloyse. C’est cette histoire humaine qui parle et qui touche, non pas le concept, la technique ou la "démarche". Les éléments du binome fénomenologique sont le regardeur et l’artiste. C’est l’oeuvre qui est un prétexte. Voilà pourquoi on ne peut pas laisser l’artiste dehors. Voila pourquoi notre insistence à nous, ce qui deffendons l’art marginal, d’inclure la biographie de l’artiste dans la conversation n’est pas issue d’une espèce de voyeurisme, mais d’une nécessité logique. Si les gardiens du culte de l’art contemporain pensent que ce n’est pas juste, ils feraient mieux de reflechir sur l’incohèrence insoutenable de  leur position: d’un côté ils nient l’artiste, d’un autre ils le fétichisent. C’est pas pour rien que Piero Manzoni, déjà dans les années 50, a créé ses boîtes de "merda d’Artista", qui contenaient bien ce que vous pensez. Parce qu’il savait à quel point cette idolatrie de l’idée d’Artiste qui refuse de prendre en compte l’artiste lui-même était vide de sens et qu’il voulait la dénoncer. Eh ben...

Ne jamais parler de l'artiste http://www.grand-baz-art.fr/userfiles/a0730a14-ad98-4103-a164-bc8038a52760/products/3455717_list.jpg Various texts
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Le Festival International d’Art Marginal

10 rue de Cappeville
27140 Gisors

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agrément n° 0271004611

Oana Amăricăi
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oana@grand-baz-art.fr

Jean Luc Bourdila
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