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Hubert DUPRILOT

Détails du produit


Lorsqu’il avait cinq ans, Hubert Duprilot a demandé à sa mère s’il était possible d’être artiste.

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Descriere

Lorsqu’il avait cinq ans, Hubert Duprilot a demandé à sa mère s’il était possible d’être artiste.

« D’abord il y a eu ce lien que j'ai fait entre un oncle schizophrène et un vieux tamaris qui trônait solitaire au milieu du jardin. Les deux paraissaient torturés, enfermés ; l’arbre  était couvert de cicatrices, il avait été taillé et retaillé et, surtout, ce qui me choquait c'est que les arbres autour du jardin paraissaient libres; eux, on les avait laissés pousser en paix. Mon oncle, lui aussi était enfermé en hôpital psychiatrique et on pouvait voir une tourmente insondable dans son regard halluciné. » À la même époque, à cette vision de l’homme-arbre torturé s’est contraposée une autre vision, lumineuse : un vieux peintre, rencontré lors d’une balade à Saint Germain. Assis sur un tabouret et entouré de ses toiles,  il avait lui aussi l'allure du tamaris du jardin: « Une gueule burinée avec des rides taillées à la hache et, au beau milieu de ce champ de bataille qui lui servait de figure, deux petites billes bleu azur pétillaient de vie et de lumière. Cet Artiste donc, avait le corps du tamaris, mais pas le regard de mon oncle et surtout, cet Artiste respirait la liberté. Un jour, alors que je regardais le tamaris sous la pluie à travers la vitre de la porte d'entrée, je me mis à observer une goutte qui coulait le long de la vitre et j'ai demandé à ma mère si c'était possible d’être artiste; j'avais cinq ans et j'avais pris ma décision. Je serais un artiste et je serais libre. »

Photo: Hubert Duprilot

La question qu’il a posée à cinq ans se formulerait différemment aujourd’hui : « Serait-il possible de ne pas être artiste ? » Pour Hubert Duprilot, cela reviendrait à arrêter de voir et de sentir. Cette même faculté de sentir, hypertrophiée, monstrueusement réactive, est la terre de laquelle jaillissent ses personnages tourmentés : des humanoïdes zombies, des êtres post-apocalyptiques qui renvoient à un état larvaire de la conscience humaine, à une époque où l’émotion se passait de l’artifice et circulait librement, sans les entraves d’une civilisation conservée en formaldéhyde. On y trouve aussi les chimères mythologiques, les gueules cassées, les pauvres diables enfermés dans les scénarios répétitifs d’un quotidien on ne peut plus banal et conformiste, d’autant plus aberrant que l’état d’esprit de toute une génération est loin de ce bien-être standardisé, acheté en grande surface.
Après une formation en restauration de peintures, un très jeune Hubert Duprilot découvre le musée Dapper et l’art africain, qui le fascine intensément : « Chaque sculpture semblait chargée d'une énergie mystique. J'ai d’ailleurs gardé de ces sculptures mes orbites vides et je peins très rarement les regards, ce qui donne l'impression que tout se passe à l’intérieur du personnage ». En effet, ces personnages ont rarement des yeux, ce qui rend de tant plus étonnante l’étrange force d’expression de cette figuration faussement simple, presque rustre, qu’il pratique. Le moment de tournure a été la découverte, faite par hasard, comme toute découverte digne de ce nom, de l’art de Robert Combas et des expositions de la Halle St. Pierre : un art simple, fort et percutant. Efficace, pour garder le mot employé par l’artiste. Tout aussi simple et fort, son langage esthétique, redevable à l’expressionisme et aux arts graphiques, à Jean Rustin aussi bien qu’à Otto Dix, reste personnel et cohérent.  Des lignes à la fois précises et évanescentes, de traits hâtifs en fusain, d’encres écoulées et d’acryliques sales, de contours désintégrés, tenus en équilibre par la rigueur mathématique des décors ou bien par l’absence de toute scénographie. Une esthétique du laid, du monstrueux, par laquelle s’exprime l’humain, à la fois héroïque et fragile. Une pulsion de mort et de destruction, pour faire place aux tamarins libres de la vie. « La nappe de fond de mon travail est d'arriver à peindre ce que je pouvais voir dans les yeux de mon oncle schizophrène. J’essaye de parler pour lui. Quand j’étais petit, il m’appelait "cui-cui". C'est drôle, pour lui j'étais un petit oiseau. Donc libre. »

Oana Amăricăi
Fevrier 2017

Hubert DUPRILOT http://www.grand-baz-art.fr/userfiles/a0730a14-ad98-4103-a164-bc8038a52760/products/3455716_list.jpg Various texts
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Le Festival International d’Art Marginal

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