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Laurent Danchin : mon parcours dans l’art singulier.

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Laurent Danchin : mon parcours dans l’art singulier.

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Descriere

Laurent Danchin : mon parcours dans l’art singulier.

1/Ma passion pour les arts visuels, savants ou autodidactes, n’est pas partie de l’art brut ni de Jean Dubuffet, que je n’ai connus que très tard (mon livre sur Dubuffet, peintre-philosophe est paru au printemps 1988 ), mais de l’art classique et moderne que j’ai fréquenté et dans lequel j’ai baigné toute mon enfance, ayant été élevé dans une famille très cultivée, éprise de peinture, où on visitait beaucoup les églises et les musées.

2/J’ai beaucoup dessiné et peint moi-même dans ma jeunesse, de l’âge de dix à dix-huit ans. Mon grand-père maternel était un écrivain et peintre amateur qui m’avait offert, pour mes dix ans, un nécessaire complet de peinture à l’huile, avec une palette et un chevalet,  et j’ai passé mon adolescence à faire des reproductions de chefs d’œuvres de maîtres que j’aimais, et que je réalisais , souvent sur  commande, pour des amis de ma famille (la Ruelle de Vermeer par exemple, d’après une carte postale). J’étais le seul de ma sorte dans une famille de scientifiques et j’étais considéré alors comme  l’artiste de la famille. Le clown aussi, qui faisait rire tout le monde, mais qu’on ne prenait jamais vraiment au sérieux. Mais mon père avait un grand-oncle, Léon  Danchin, qui était, dans le Nord,  un dessinateur et peintre animalier assez réputé, aujourd’hui encore bien connu des chasseurs pour ses lithographies de chiens à l’affut. Nous avons, lui et moi, les mêmes initiales : L D., mais on ne faisait aucun cas de Léon Danchin dans ma famille, c’était une curiosité familiale, sans plus.  .

3/Ma véritable entrée dans le monde de l’art des marges s’est faite en novembre1975, avec la découverte du village d’Art Préludien de Chomo, à Achères-la-Forêt ; amené par mon ami le dessinateur Jean de Maximy (le père d’Antoine de Maximy, le réalisateur de l’émission « Ce soir j’irai dormir chez vous », à la télévision). Jean habitait Samois-sur-Seine, où est enterré Django Reinart, et moi en face, à Fontaine-le Port, un joli petit village sur la Seine, à deux pas de  Valvins et de Samoreau, où est enterré Stéphane Mallarmé. Le village suivant était Héricy, où était retiré le Docteur Gaston Ferdière, le psychiatre d’Artaud, grand collectionneur d’art populaire et de curiosités de toutes sortes, dont j’ai publié les archives et avec lequel je suis devenu par la suite très ami .

Ferdière avait alors pour compagne le peintre Jane Graverol, l’hégérie du surréalisme belge, et mon épouse, Maïthé, était elle-même peintre et décoratrice. Le « Royaume » de Chomo était à environ une demi-heure de voiture de chez nous, mais nous n’aurions jamais parlé d’art « singulier » à son propos, l’expression n’existait pas encore . On parlait d’art « marginal » et de culture « underground », pour désigner tout ce qui était extérieur au mainstream de l’establishment, C’était le versant hippie de la contre-culture, celui des artistes, dont l’autre était le gauchisme révolutionnaire qui s’exprimait en France par le maoïsme de la Gauche Prolétarienne et par toutes les sectes trotskistes, c’est-à-dire communistes dissidentes anti-staliniennes. C’est dans ce contexte de recherche d’autres formes de vie quotidienne, fortement teintées de folk music, de rock n’ roll et de culture californienne, que le village de Chomo pouvait apparaître comme une sorte d’ébauche de communauté idéale ou de tentative de vie parallèle que les Japonais sont venus filmer à la Toussaint 1982 .

Mais Chomo avait été un brillant élève des beaux-arts de Paris dans les années 1920/1930, c’était un artiste savant qui savait parfaitement dessiner et, à une époque antérieure, il aurait fait un excellent sculpteur animalier. Quant à sa formation en peinture, c’était celle de l’art moderne (de l’art nouveau au cubisme et au post-impressionnisme), et ses dessins de captivité, qui viennent d’être montrés pour la première fois au Château de Tours (exposition (« Faites un Rêve avec Chomo ! », du 4 décembre 2015 au 14 février 2016), ne sont pas sans évoquer une certaine BD. C’est donc à tort qu’on l’a ensuite superficiellement assimilé à l’art brut, à cause de son mode de vie extrême et de son côté contestataire, d’une part, et surtout parce qu’il utilisait des matériaux de récupération trouvés dans les décharges, et donc des matériaux « bruts ». C’est le même amalgame qui a fait classer ensuite dans l’art brut ou l’art singulier toutes sortes de créateurs, en fait n’appartenant pas du tout à la même famille de sensibilité, mais qui avaient pour seul point commun de ne pas correspondre à l’idéologie hégémonique de l’Art Contemporain.

Or l’art de Chomo, comme celui de quantité d’artistes restés de purs dessinateurs, sculpteurs, graveurs ou peintres, est le contraire de l’art brut et n’a aucun rapport avec lui. C’est un art non pas « académique », mais très savant – on peut être savant sans être académique et académique sans être savant, et c’est ce type d’art, issu en fait de l’art moderne et qui a été la formation de départ de tous les artistes sortis des beaux-arts avant Mai 68, qui a été brutalement marginalisé et laissé sur le bord de la route, pour ne pas dire carrément jeté dans le fossé, au cours du grand tournant qu’a pris l’art contemporain dans la décennie 1970/1980. Quand l’art moderne, jusque-là plutôt centré sur Paris et l’Europe, est devenu international, est passé au marché américain, au marketing, à la com’ et aux nouveaux médias urbains (Andy Warhol), mais surtout a basculé de l’approche littéraire traditionnelle de l’art (les grands critiques d’art étaient des poètes et des écrivains), à l’approche universitaire, c’est-à-dire à une approche théorique, analytique et à prétention pseudo-scientifique (le « concept »), largement calquée sur le monde de l’industrie, de l’ingénierie, du design  et de la publicité, oubliant au passage, ou refusant par parti pris, tous les vieux savoir-faire pré-68 (dessiner, sculpter, modeler, etc. ). A cet égard, Chomo appartient à la cohorte des vrais artistes humiliés et  laissés pour compte par le mouvement même de l’histoire, pour être tout simplement restés fidèles à leur vraie vocation de départ, à leur nature et à leurs dons. C’est en ce sens que son cas est exemplaire, et c’est sans doute une des raisons pour lesquelles je lui suis resté si attaché jusqu’à aujourd’hui. 

Pour ma part, au moment où j’ai rencontré Chomo, je venais de voir, en novembre 1975, au Musée des Arts Décoratifs à Paris (dirigé alors par le génial François Mathey), la fameuse exposition de Jean Dethier, Architectures marginales aux USA, qui venait de créer un scandale diplomatique majeur entre la France et les Etats-Unis,  et je m’aperçois avec le recul du temps que ce sont surtout les architectures et les jardins de sculptures, ce qu’on a appelé par le suite les « environnements » d’art singulier, auxquels j’étais surtout sensible, passion qui ne m’a jamais quitté depuis .


4/ Ensuite, c’est l’exposition des Singuliers de l’art au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris (organisée par l’ARC de Suzanne Pagé,  en janvier-avril  1978), qui a été pour moi, et pour tous ceux de ma génération, la révélation du monde de l’art des autodidactes , et c’est elle, qui, par l’intermédiaire de la presse, a lancé en France l’expression d’art « singulier ».

.Mais on restait toujours en dehors du périmètre de l’art brut de Jean Dubuffet, puisque c’était surtout la collection d’Alain Bourbonnais (aujourd’hui à La Fabuloserie), qui constituait le point fort de cette exposition, avec quelques installations, sans grand intérêt, des « habitants-paysagistes » de Bernard Lassus, et des audiovisuels de Claude et Clovis Prévost (auxquels j’ai indirectement collaboré en rédigeant la notice sur Chomo). Et c’est de cette manifestation extraordinaire, tombée dans le monde des arts comme un O.V.N.I., qu’est venue l’habitude en France de parler d’art « singulier » pour qualifier toutes les formes de dérivés de l’art brut qui n’auraient jamais été homologuées par Jean Dubuffet (lequel, on l’oublie trop, a exercé jusqu’à sa mort, en mai 1985, un pouvoir d’intimidation considérable). Mais l’expression d’art outsider, elle, datait déjà de 1972 (comme traduction anglaise du livre de Roger Cardinal consacré à l’art brut de Dubuffet , et c’est un livre qui, à l’époque,  a marqué énormément le milieu des beaux-arts en Angleterre, comme j’en ai encore un vif souvenir.  

5/En ce qui me concerne, c’est seulement en 1986 que j’ai commencé  à m’intéresser vraiment à Jean Dubuffet, parce que j’avais une amie, Gabrielle Rolin, qui travaillait aux Editions de La Manufacture et qui m’a proposé, au cours d’un dîner, d’écrire sa biographie. Et j’ai accepté parce que, justement, c’était une occasion pour moi d’explorer le domaine d’un artiste que je ne connaissais que très indirectement. Et c’est ainsi que je suis passé, par une sorte de régression, de l’art singulier ou de l’art des marges à l’art brut. Après quoi j’ai fait, pour France Culture, sous le titre de « Art Brut & Compagnie », une série d’émissions « historiques », pour les Chemins de la Connaissance de Claude Mettra. J’y présentais la Collection de l’Art Brut de Lausanne, avec Michel Thévoz, la Fabuloserie d’Alain Boubonnais, l’Aracine de Madeleine Lommel et Michel Nedjar, et un projet, resté sans suite, de musée d’art « originaire » du peintre Jean Revol, qui animait des ateliers avec des autistes dans le Midi.  C’était la première fois qu’on donnait en France une visibilité globale à ce domaine et c’est cette émission qui, entre autres, a fait connaître l’Aracine, ce dont Madeleine Lommel m’a été très reconnaissante.   

Entre-temps, grâce à Jean-Paul Vidal, le photographe le plus atypique et sans doute le mieux documenté sur l’art des marges et les singuliers, rencontré chez Chomo, et avec le soutien de mon ami Jean-Paul Favand, le créateur du musée d’art forain des Pavillons de Bercy, j’avais sauvé du feu toute l’oeuvre d’un peintre naïf génial de Pithiviers, le jardinier Germain Tessier, que j’ai eu l’occasion de présenter il y a quelques années au MIAM d’Hervé Di Rosa à Sète . J’ai toujours adoré les vrais naïfs ou ceux que j’appelle les « naïfs bruts », et combattu la barrière absurde, souvent  artificielle, qu’on tente d’élever entre deux secteurs de l’art populaire contemporain, qui sont en fait complémentaires plutôt qu’opposés, comme peut l’être le  sacré au profane ou le figuratif et le narratif à l’informel ou à l’abstrait.

C’est à partir de cette « époque que j’ai commencé à m’intéresser activement à l’art brut, à l’art « outsider » et aux environnements : en menant une campagne pour la sauvegarde du manège de Petit-Pierre, qui a été finalement donné à La Fabuloserie (1984-1988), en écrivant un programme spécial de télévision pour l’émission de Pierre De Lagarde, « Chefs d’oeuvre en péril », habituellement consacrée à la sauvegarde des vieilles églises et des châteaux , et en devenant, fin 1989, le correspondant français de la revue  Raw Vision, qui est encore aujourd’hui « la » revue internationale de l’art brut, de l’art « outsider » ou de l’art des autodidactes (selftaught art en anglais), ou de ce que les  anglo-saxons appellent volontiers l’art visionnaire, terme peu utilisé en France, sinon par l’écrivain Michel Random, et qui est concurrencé ici par la notion pourtant bien différente, d’art « médiumnique ».

C’est Madeleine Lommel et Michel Nedjar qui m’avaient fait connaître Roger Cardinal, et c’est lui, parce que  je parlais mieux anglais à l’époque que la plupart des gens du petit milieu de l’art brut, qui m’a fait connaître ensuite John Maizels, le créateur de Raw Vision, qui est devenu aussitôt mon ami. John à l’époque ne jurait que par Nek Chand, le génial créateur du Rock Garden de Chandigarh, et il en avait fait, dès le premier numéro, l’emblème de son magazine. Chez John, à Londres, puis aussi à Paris, j’ai rencontré alors le photographe excentrique Seymour Rosen (1935-2006), qui avait fait partie, en 1958, des premiers défenseurs des tours de Watts à Los Angeles, et c’est dans Artension que j’ai publié, en août 1988, une interview de Seymour assortie d’un article présentant pour la première fois en France, et sans doute en Europe, les environnements d’art singulier américains . , 

Cette ouverture anglo-américaine a été pour moi décisive et a changé mon regard sur le monde de l’art brut, de l’art singulier et de l’art populaire, en me faisant sortir, définitivement,
du petit cercle étouffant, purement franco-français, de tous  les fans du domaine. Ce qui m’a laissé parallèlement les mains libres  pour mener une croisade intermittente contre l’autre mal français, que combattait déjà inlassablement Pierre Souchaud  : la collusion entre les services officiels de l’« Etat culturel » et l’Art Contemporain (l’AC de Christine Sourgins), dont l’hégémonie officielle a été vécue comme un fléau et une forme d’oppression pendant trente ou quarante ans par tous les créateurs que je connais. 


6/Je commençais à rêver de trouver un lieu, non pas pour réaliser une nouvelle exposition générale de l’art des marges, mais un festival de films montrant tous les créateurs extraordinaires qui me fascinaient et, par l’intermédiaire de mon ami Vincent Grousson, qui était maquettiste à Télérama, j’ai pris contact avec le directeur, Pierre Bérard, que je savais collectionneur d’ex-votos et amateur d’art populaire, et il m’a proposé une collaboration, C’est alors que j’ai été contacté, grâce à Pascal Hecker et Laurence Maidenbum, les libraires de la Halle Saint-Pierre, qui me connaissaient bien,  par la nouvelle directrice, Martine Lusardy et, avec Véronique Antoine-Andersen, qu’elle venait d’engager, nous avons monté l’exposition Art Brut et Compagnie - La Face cachée d l’art contemporain, dont le titre était repris de mon émission de France Culture de 1986 . Une exposition fédérative, réunissant pour la première fois toutes les collections francophones d’art brut ou singulier, et dont le génie n’était pas la conception, en fait très élémentaire, mais les trésors de diplomatie qu’il a fallu déployer pour que les différents protagonistes, pour la plupart en guerre les uns avec les autres, à  cause de vieux problèmes d’égos et de territoires, acceptent de figurer ensemble dans un même lieu. Et  c’est ainsi qu’a commencé, toujours en tant que commissaire indépendant, ma longue collaboration avec la Halle, qui l’a accompagnée sur le chemin qu’elle a suivi jusqu’à aujourd’hui.  . 

Quant au festival de films sur les singuliers, je n’ai jamais eu l’occasion de le réaliser, sauf sous une forme restreinte, dans l’auditorium de la Halle Saint-Pierre, en  mars 1996 , mais l’idée en a été reprise, quelques années plus tard par mon ami Pierre-Jean Würtz, qui a créé au MAMAC de Nice le Festival Hors Champ, qui en est à sa 18ème édition aujourd’hui.

7/En septembre 2006, j’ai fini par pouvoir prendre ma retraite de l’enseignement, car tout ce qui précède n’a pu être réalisé que dans les temps libres d’une activité de professeur de Lettres dans un lycée de banlieue où j’ai aussi je crois, laissé ma trace, et je n’ai pas chômé depuis. Pour la petite collection Découvertes de Gallimard, j’ai réalisé d’abord le n° 500, Art Brut - L’instinct créateur, qui a été un best-seller dans sa catégorie,  et cette petite « compil gallimardesque », comme l’a appelée aimablement l’un de mes adversaires les plus obtus, est sans doute l’ouvrage qui m’a demandé le plus de travail de toute ma vie. Lassé du milieu de  l’art brut, qui commençait à devenir la proie des galeristes, des collectionneurs et des petits universitaires en mal de carrière, mais aussi de la notion d’« art singulier » qui finissait par justifier n’importe quoi et ne plus vouloir rien dire du tout, je suis revenu, tout doucement, à mes premières amours, l’art savant et la culture, et avec mon vieil ami Jean-Luc Giraud, dessinateur virtuose, mais également pionnier de l’image numérique en France,  nous avons fondé, en septembre 2010 le site www.mycelium-fr.com, réseau amical de créateurs des arts visuels, auquel nous avons consacré, lui et moi, par pur plaisir et en toute gratuité, un temps infini.

Ayant désormais plus de disponibilité ou, plutôt, étant moins souvent interrompu, j’ai commencé à éprouver le besoin de « mettre de l’ordre dans mes affaires », au cas où… et j’ai composé encore trois ouvrages réunissant les textes que j’avais publiés ici et là sur divers sujets : un recueil de mes textes « politiques » contre l’art officiel et la mainmise de l’Etat français sur les arts et sur la culture , le résumé d’une conférence, « Eloge du dessin », donnée à la Halle Saint-Pierre en l’honneur de mes amis Jean-Luc Giraud, Davor Vrankic et Benoît Chieux, virtuose du dessin animé , et surtout, un très gros livre réunissant les 109 essais, articles et préfaces de catalogues ou d’expositions, publiés par moi, en français ou en anglais,  sur l’art brut et singulier depuis… 1978 . Parallèlement à quoi je continuais à donner de nombreuses conférences là où l’on voulait bien m’inviter . Comme on le voit donc, une vie bien remplie où je n’ai jamais eu l’occasion de m’ennuyer…   

Aujourd’hui, frappé à l’improviste par un assez sérieux « pépin de santé », pour finir ma « mission »,  je reviens à Chomo, dont nous sommes en train de sauver l’héritage pour le transmettre aux générations qui nous suivent , et les épreuves, inattendues, qu’il me faut traverser semblent ouvrir devant moi, de façon aussi surréaliste que paradoxale, au gré de séries de « hasards objectifs » que je constate sans chercher à les expliquer, des perspectives de travail et de collaboration amicale que je n’aurais jamais imaginées.

© Laurent Danchin

Laurent Danchin : mon parcours dans l’art singulier. http://www.grand-baz-art.fr/userfiles/a0730a14-ad98-4103-a164-bc8038a52760/products/3455718_list.jpg Various texts
1.00
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